L’emploi recule au Canada pour un deuxième mois consécutif et le taux de chômage augmente légèrement

L’économie canadienne a perdu 68 000 emplois en septembre, ce qui est nettement inférieur aux gains prévus de 10 000. Combiné à la perte de 42 000 emplois inscrite en août, le recul total des deux derniers mois est d’environ 110 000 emplois perdus. Le taux de chômage a légèrement augmenté, passant de 6,4 % à 6,5 %. Les pertes ont été concentrées dans le secteur public, principalement dans l’éducation et les soins de santé. Même si tous les groupes d’âge ont été visés, 48 000 postes ont été perdus chez les jeunes. Le salaire horaire a augmenté de 2,3 % en glissement annuel, contre 2,0 % en août.

Voici pourquoi c’est important : Des baisses consécutives minent la reprise des embauches observée plus tôt cette année et renforcent les craintes que l’escalade des tensions commerciales avec les États-Unis ne freine les embauches et n’érode la confiance des entreprises. Après la publication de ces données, les marchés ont revu à la baisse leurs attentes concernant un resserrement monétaire à court terme de la BdC, ce qui a entraîné un recul des rendements obligataires et du dollar canadien.

Le déficit commercial américain se creuse sous l’effet d’importations records

Le déficit commercial des États-Unis dans le secteur des biens et services s’est creusé, atteignant 105,6 G$ US en août (92,8 G$ US en juillet – données révisées) sous l’effet de la hausse de 4,3 % des importations qui se sont hissées à un sommet inégalé de 420,8 G$ US et qui ont surpassé le gain de 1,4 % des exportations. Ce déficit plus marqué témoigne de la demande soutenue en biens d’équipement et en produits de consommation. Par ailleurs, l’activité du secteur des services américain a poursuivi sa croissance en septembre, comme le montre l’indice des directeurs d’achats non manufacturier de l’Institute for Supply Management, qui a légèrement fléchi, passant de 55,4 à 54,9. Les nouvelles commandes laissent présager une demande soutenue des entreprises; l’indice de l’emploi est revenu en territoire d’expansion après deux mois de contraction.

Voici pourquoi c’est important : Les importations records et la vigueur du secteur des services témoignent d’une demande intérieure solide, même si l’indice des prix a atteint un sommet inégalé depuis juillet 2022, en raison notamment de la hausse des coûts du carburant et du transport et des tensions persistantes dans la chaîne d’approvisionnement. L’allongement des délais de livraison suppose que la demande demeure suffisamment forte pour maintenir les pressions inflationnistes.

INDICE†Variation (%)Niveau de l’indice
SemaineCMCA1 an
Bons du Trésor0,040,071,732,29194
Obligations canadiennes0,640,870,080,011 201
Actions canadiennes0,521,2814,4520,5835 665
Actions américaines1,172,1315,1217,337 812
Actions internationales-0,53-1,499,2613,583 079
Actions des marchés émergents0,040,2723,8526,951 709
Actions européennes0,09-0,359,8814,07211
DEVISES†Variation (%)Niveau de l’indice
SemaineCMCA1 an
C$/US-0,04-0,18-3,73-1,670,70
C$/euro0,420,980,931,540,63
C$/livre0,020,08-1,98-1,120,53
PRODUITS DE BASE ($ US)†Variation (%)Niveau de l'indice
SemaineCMCA1 an
Pétrole brut WTI ($/baril)0,811,5861,3751,7292
Or ($/oz)1,300,71-6,251,674 216