Retour sur septembre

Le contexte macroéconomique difficile s’est traduit par une faiblesse marquée en septembre pour l’ensemble des marchés boursiers et obligataires. L’augmentation des rendements obligataires, les préoccupations à l’égard d’une inflation tenace et l’incertitude entourant la politique commerciale ont miné l’optimisme des investisseurs pendant le mois. Le conflit géopolitique entre les États-Unis et l’Iran a maintenu l’attention sur l’approvisionnement énergétique mondial, alimentant la volatilité sur les marchés des produits de base. La plupart des secteurs boursiers ont reculé, mais les sociétés technologiques ont affiché une résilience relative, soutenues par la confiance entourant les bénéfices des entreprises et les investissements dans l’intelligence artificielle. Les produits de base ont dégagé des résultats contrastés : le pétrole brut WTI a progressé dans un contexte de préoccupations persistantes concernant l’offre, l’or a reculé malgré l’incertitude accrue sur les marchés et le gaz naturel a fléchi.

Voici quelques faits saillants du mois de septembre :

Les négociations reprennent entre les États-Unis et l’Iran. L’optimisme a repris vers la fin du mois après que des renseignements eurent révélé que les deux parties discutaient en vue d’un accord progressif pour rouvrir le détroit d’Ormuz, notamment par la levée du blocus naval américain. Toutefois, le cadre proposé ressemble à une entente similaire conclue en juin qui avait fini par échouer, ce qui témoigne des difficultés à parvenir à une résolution durable. Le conflit s’est répercuté au-delà des marchés de l’énergie et explique la hausse généralisée qui a propulsé les rendements obligataires mondiaux à des sommets inégalés depuis plusieurs années.

L’augmentation des rendements signale une nouvelle ère pour les investisseurs. Les rendements obligataires mondiaux ont augmenté en septembre, alors que les investisseurs évaluaient l’impact d’une inflation tenace, d’une dette publique élevée et de tensions géopolitiques persistantes. En septembre, les banques centrales ont adopté des positions divergentes. La Banque du Canada a conservé son taux directeur à 2,25 %, précisant que les perspectives étaient toujours assombries par les différends commerciaux et les événements géopolitiques. Plus tard dans le mois, la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne ont relevé leur taux respectif de 0,25 %, renforçant ainsi les attentes selon lesquelles les coûts d’emprunt pourraient demeurer élevés plus longtemps. Fait important pour la Fed, il s’agit de son premier relèvement de taux depuis 2023.

Indice† Variation (%) Niveau de l'indice
1 moisCumul annuel1 an
Bons du Trésor0,171,672,29194,06
Obligations canadiennes-1,22-0,78-1,101 190,38
Actions canadiennes-2,6213,0020,0735 235,87
Obligations américaines-2,61-2,91-1,842 280,45
Actions américaines-0,3512,7315,727 651,54
Actions mondiales-1,1512,1215,714 902,65
Marchés émergents-0,6523,5229,441 704,87
Devises† Variation (%) Taux de change
1 moisCumul annuel1 an
$ CA/$ US-2,65-3,55-2,19 0,7027
$ CA/euro (€)-0,19-0,051,27 0,6201
$ CA/livre sterling (£)-0,56-2,05-0,88 0,5297
$ CA/yen (¥)-4,07-3,194,11 110,615
Produits de base ($ US)† Variation (%) Prix
1 moisCumul annuel1 an
Or au comptant ($/once)-11,405,5121,55 361,15
Pétrole WTI ($/baril)7,5758,8548,21 90,42
Gaz naturel ($/MBTU)-1,24-24,20-26,71 3,03

Les pourparlers commerciaux témoignent de l’importance de la diversification. Le 8 septembre, le Canada a mis en œuvre des contre-mesures tarifaires sur certaines importations américaines. Plus tard dans la journée, le président Trump a signé des décrets visant à interdire des importations canadiennes et à instaurer de nouveaux tarifs douaniers sur certains produits; d’autres restrictions américaines sur les importations devraient entrer en vigueur le 29 septembre. Les liens économiques de longue date qui unissent les deux pays sont demeurés un fondement important du commerce et des investissements. Parallèlement, le Canada poursuit sa recherche de partenariats à l’international en vue de réduire sa dépendance à un marché unique. Les décideurs et les entreprises sont aux prises avec un paysage commercial en évolution. Dans ce contexte, les efforts visant à diversifier les relations commerciales et à renforcer les liens économiques mondiaux ont pris de l’importance, soutenant une économie plus dynamique et plus résiliente.

Le saviez-vous?

Le Canada a annoncé qu’il étudiait la possibilité de devenir membre associé de l’Union européenne, un concept qui représenterait une évolution importante des relations entre le Canada et les pays membres. Les voix en faveur de cette alliance soutiennent qu’une intégration plus étroite pourrait renforcer le commerce, les investissements et la collaboration sur les questions de politiques publiques, ce type d’association est sans précédent – on ne saisit pas encore pleinement l’ampleur de ses conséquences à long terme. Des questions subsistent sur les enjeux de gouvernance, d’harmonisation réglementaire, de souveraineté nationale, de même qu’à l’égard des éventuelles obligations associées à une telle entente. Les possibilités et les compromis associés à un rapprochement économique avec l’Europe feront vraisemblablement l’objet de discussions.

Points de vue de nos gestionnaires de portefeuille

Les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis se sont intensifiées, mais leurs répercussions sur l’économie et les marchés sont demeurées limitées. À long terme, les marchés résistent malgré l’incertitude, soutenus par la croissance économique et les excellents bénéfices des sociétés. L’équipe garde le cap sur les fondamentaux dans ce contexte en évolution.

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L’issue des négociations commerciales demeure inconnue. Plutôt que de réagir à la moindre manchette, nous en analysons les conséquences réelles pour nos portefeuilles. Nous surveillons la situation de près et révisons régulièrement nos prévisions. La construction de nos portefeuilles nous donne la souplesse nécessaire pour nous adapter rapidement à l’évolution du contexte de placement.

— Craig Maddock, vice-président, gestionnaire de portefeuille principal et chef de l’équipe Gestion multi-actifs