Retour sur décembre
Les marchés ont clôturé avec des rendements variés le dernier mois d’une année 2025 marquée par une solide progression de la plupart des catégories d’actifs. Les actions canadiennes se sont appréciées de 1,3 % au cours du mois, portant leur gain à 31,7 % pour l’année entière. De leur côté, les actions américaines ont enregistré une hausse mensuelle de 0,1 %, pour un gain annuel de 17,9 %. Les marchés des titres à revenu fixe n’ont pas évolué de la même façon d’un bord et l’autre de la frontière, les banques centrales canadienne et américaine ayant suivi des politiques monétaires divergentes. Malgré un recul de 1,3 % des obligations canadiennes et de 0,2 % des obligations américaines au cours du mois, les rendements annuels ont été positifs dans les deux régions (2,6 % et 7,3 %, respectivement). Les produits de base ont affiché des résultats contrastés. L’or s’est apprécié de 2,0 % au cours du mois et de 55,5 % pour l’année. Les prix du pétrole et du gaz naturel ont diminué de 1,5 % et de 16,6 % respectivement au cours du mois pour terminer l’année en baisse de 15,1 % dans les deux cas. Les marchés émergents ont gagné 3,0 % pour le mois et 34,3 % pour l’année.
Voici quelques faits saillants du mois de décembre :
Ralentissement de la croissance économique du Canada en octobre. Le PIB réel du Canada a diminué de 0,3 % en octobre, annulant le gain réalisé en septembre. En effet, on a constaté une faiblesse généralisée dans les secteurs des produits comme des services. La fabrication a été un facteur clé du ralentissement, les ventes totales ayant chuté de 1,0 % pour s’établir à 71,5 milliards de dollars, sous l’effet de baisses dans les sous-secteurs des produits chimiques, des produits du bois et du matériel de transport. Malgré ce recul mensuel, les ventes du secteur manufacturier sont demeurées 0,7 % plus élevées qu’il y a un an. À cet égard, ce sont Terre-Neuve-et-Labrador, l’Île-du-Prince-Édouard et le Manitoba qui ont affiché les gains les plus substantiels sur douze mois avec, respectivement, 26,3 %, 15,9 % et 14,1 %. Les données préliminaires laissaient entrevoir une certaine stabilisation en novembre, avec une augmentation prévue du PIB de 0,1 %.
Maintien des taux de la Banque du Canada sur fond d’atténuation de l’inflation. La BdC a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 10 décembre, à l’issue de discussions qui ont fait ressortir un relâchement des pressions inflationnistes et des signaux économiques contradictoires. L’inflation mesurée par l’IPC a ralenti pour s’établir à 2,2 % en octobre, en raison de la baisse des prix de l’essence et du ralentissement de la hausse du coût des aliments. Elle s’est ainsi rapprochée de la cible de la BdC. Les membres du Conseil de direction ont noté une certaine amélioration du marché du travail au Canada, malgré une croissance économique inégale et chaotique. À l’échelle mondiale, les grandes économies ont fait preuve de résilience face au protectionnisme commercial américain, et ce, en dépit d’une incertitude accrue. Le Conseil a convenu de maintenir son taux directeur, et il continuera d’évaluer les données sur l’inflation, l’activité économique et les conditions du marché du travail, jusqu’au début de 2026.
| Indice† | Variation (%) | Niveau de l'indice | ||
|---|---|---|---|---|
| 1 mois | Cumul annuel | 1 an | ||
| Bons du Trésor (indice des bons du Trésor à 60 jours FTSE Canada) | 0,19 | 2,78 | 2,78 | 190,88 |
| Obligations canadiennes (indice des obligations universelles FTSE Canada) | -1,28 | 2,64 | 2,64 | 1 199,79 |
| Actions canadiennes (indice composé S&P/TSX) | 1,33 | 31,71 | 31,71 | 31 712,76 |
| Obligations américaines (indice Bloomberg U.S. Aggregate Bond, $ US) | -0,15 | 7,30 | 7,30 | 2 348,85 |
| Actions américaines (indice S&P 500, $ US) | 0,06 | 17,86 | 17,86 | 6 845,50 |
| Actions mondiales (indice MSCI Monde, $ US) | 0,84 | 21,63 | 21,63 | 4 430,38 |
| Marchés émergents (indice MSCI Marchés émergents, $ US) | 3,00 | 34,29 | 34,29 | 1 404,37 |
| Devises† | Variation (%) | Taux de change | ||
|---|---|---|---|---|
| 1 mois | Cumul annuel | 1 an | ||
| $ CA/$ US | 1,83 | 4,80 | 4,80 | 0,7286 |
| $ CA/euro (€) | 0,58 | -7,61 | -7,61 | 0,6204 |
| $ CA/livre sterling (£) | 0,06 | -2,66 | -2,66 | 0,5408 |
| $ CA/yen (¥) | 2,39 | 4,50 | 4,50 | 114,258 |
| Produits de base ($ US)† | Variation (%) | Prix | ||
|---|---|---|---|---|
| 1 mois | Cumul annuel | 1 an | ||
| Or au comptant ($/once) | 2,03 | 55,53 | 55,53 | 4 341,10 |
| Pétrole WTI ($/baril) | -1,49 | -15,06 | -15,06 | 57,42 |
| Gaz naturel ($/MBTU) | -16,57 | -15,13 | -15,13 | 3,69 |
† Rendement total au 31 décembre 2025; indices libellés dans leur monnaie locale.
Source : Bloomberg
Les indices ne sont pas gérés et il n’est pas possible d'y investir directement.
La Réserve fédérale américaine réduit ses taux au vu d’une croissance modérée. La Réserve fédérale américaine (Fed) a abaissé sa fourchette cible pour le taux des fonds fédéraux de 25 points de base pour la fixer entre 3,50 et 3,75 %. Lors de la présentation de sa politique monétaire le 10 décembre, elle a invoqué une croissance économique modérée, un ralentissement des gains sur le marché de l’emploi et une hausse graduelle du taux de chômage. Les décideurs ont souligné que l’inflation était demeurée élevée après avoir augmenté plus tôt dans l’année, et que le risque de baisse de l’emploi avait crû au cours des derniers mois. Le Comité a noté qu’il continuera de rajuster la politique monétaire en fonction des données, en tenant compte des nouvelles informations économiques et de l’évolution de l’équilibre des risques.
Le saviez-vous?
Selon Statista, l’indice des prix de Noël de PNC, qui mesure le coût d’achat de tous les articles de la chanson traditionnelle « Les douze jours de Noël », a atteint un peu plus de 51 400 $ en 2025. C’est une augmentation de 4,5 % par rapport à l’année précédente. Lancé en 1984, cet indicateur économique saisonnier – à prendre avec un grain de sel – met en évidence à sa façon les effets à long terme de l’inflation. La valeur la plus élevée de l’histoire de l’indice a été enregistrée en 2025, démontrant l’effet nuisible que peuvent avoir les augmentations de prix persistantes sur le pouvoir d’achat au fil du temps.
Points de vue de nos gestionnaires de portefeuille
La question qu’on se posait en 2025 reste d’actualité : « Sommes-nous en présence d’une bulle spéculative ? » Après trois années consécutives de rendements à deux chiffres, les investisseurs se demandent, avec raison, si les marchés sont réellement en plein essor ou si, au contraire, leur montée tire à sa fin. La réponse est étonnamment simple : la tendance à la hausse est fondée sur des bénéfices réels et peut se poursuivre. Certes, les évaluations sont élevées et la concentration des mégacapitalisations est inouïe; ce sont là deux préoccupations bien réelles. Voici toutefois ce qu’il faut retenir : les entreprises génèrent réellement plus de revenus, le marché du travail s’est stabilisé sans déclencher la récession que tout le monde craignait et l’intelligence artificielle donne lieu à des gains de productivité mesurables, qui vont bien au-delà des cours boursiers. Les catalyseurs de bénéfices demeurent donc intacts en 2026, mais les risques perdurent avec une inflation persistante, des consommateurs surendettés et l’incertitude sur le plan commercial et géopolitique.
« Nous avons généré de solides rendements pour nos investisseurs en 2025 grâce au positionnement de nos portefeuilles dans toutes les catégories d’actifs, régions et secteurs, tirant parti à la fois de l’élan de l’IA chez les “sept magnifiques” et du rendement exceptionnel des marchés émergents. Cette diversification, conjuguée à la capacité qu’a la gestion active de s’adapter à des évaluations changeantes, est ce qui distingue les bons rendements
des rendements d’exception. C’est cette même rigueur qui mettra la réussite à notre portée en 2026. »
— Craig Maddock, v.-p., gestionnaire de portefeuille principal et chef, équipe Gestion multi-actifs