Retour sur janvier
Les marchés boursiers ont généralement progressé au cours du mois, mais avec des rendements variables. Au Canada, l’indice composé S&P/TSX a crû de 0,8 %, tiré vers le haut par l’énergie (+10,6 %) et les matériaux (+8,9 %), malgré une forte contre-performance des technologies de l’information (-17,6 %) attribuable à la crainte grandissante des investisseurs que certaines entreprises technologiques soient surévaluées. Aux États-Unis, l’indice S&P 500 a gagné 1,4 %, l’énergie (+14,4 %) et les matériaux (+8,7 %) enregistrant les meilleurs résultats. Les obligations canadiennes ont progressé de 0,6 % et les obligations américaines, de 0,1 %, sur fond de maintien des taux par les banques centrales des deux pays en janvier. Les produits de base ont eu le vent en poupe, en particulier le pétrole brut (+14,0 %) et le gaz naturel (+39,1 %). Les marchés émergents ont affiché un surrendement, avec en tête la Corée du Sud. Ils ont profité du désintérêt des investisseurs pour les actions américaines et de la hausse des cours des sociétés technologiques, hausse soutenue par la vigueur de la demande liée à l’intelligence artificielle (IA).
Voici quelques faits saillants du mois de janvier :
La faiblesse des exportations creuse le déficit commercial du Canada. Le déficit commercial de marchandises du Canada est passé de 395 millions de dollars en octobre à 2,2 milliards de dollars en novembre, les exportations ayant diminué de 2,8 % et les importations, d’à peine 0,1 %. En cause notamment : la faiblesse des exportations de produits en métal et de produits minéraux non métalliques, qui a entraîné en autres une baisse des expéditions d’or, ainsi qu’un deuxième recul mensuel consécutif des échanges commerciaux avec les États-Unis. Les importations en provenance de pays autres que les États-Unis ont toutefois atteint un niveau record au cours de cette période, ce qui a creusé davantage le déficit commercial global du Canada et mis en évidence les difficultés sur les plans du commerce, de la croissance et du change auxquelles le pays est confronté.
L’inflation ralentit; la Banque du Canada maintient ses taux. La Banque du Canada a comme prévu maintenu son taux directeur à 2,25 % le 28 janvier 2026. Elle a noté que l’inflation continue de se rapprocher de la cible de 2 % grâce à l’allégement de la pression sur les prix des biens, mais qu’elle demeure élevée dans les sphères des services et du logement. La croissance économique a ralenti en raison d’un affaiblissement de la demande mondiale et de l’incertitude commerciale. La banque centrale a également souligné que les conditions du marché du travail s’assouplissaient (hausse du taux de chômage, baisse des pressions sur les salaires). Les responsables de la politique économique ont réitéré que leurs prochaines décisions dépendront, comme toujours, des nouvelles données, des tendances de l’inflation et de l’état général de l’économie.
| Indice† | Variation (%) | Niveau de l'indice | ||
|---|---|---|---|---|
| 1 mois | Cumul annuel | 1 an | ||
| Bons du Trésor (indice des bons du Trésor à 60 jours FTSE Canada) | 0,18 | 0,18 | 2,65 | 191,23 |
| Obligations canadiennes (indice des obligations universelles FTSE Canada) | 0,58 | 0,58 | 2,02 | 1 206,77 |
| Actions canadiennes (indice composé S&P/TSX) | 0,84 | 0,84 | 28,35 | 31 923,52 |
| Obligations américaines (indice Bloomberg U.S. Aggregate Bond, $ US) | 0,11 | 0,11 | 6,85 | 2 351,36 |
| Actions américaines (indice S&P 500, $ US) | 1,44 | 1,44 | 16,32 | 6 939,03 |
| Actions mondiales (indice MSCI Monde, $ US) | 2,26 | 2,26 | 20,11 | 4 527,59 |
| Marchés émergents (indice MSCI Marchés émergents, $ US) | 8,86 | 8,86 | 43,63 | 1 528,09 |
| Devises† | Variation (%) | Taux de change | ||
|---|---|---|---|---|
| 1 mois | Cumul annuel | 1 an | ||
| $ CA/$ US | 0,82 | 0,82 | 6,82 | 0,7346 |
| $ CA/euro (€) | -0,10 | -0,10 | -6,63 | 0,6198 |
| $ CA/livre sterling (£) | -0,78 | -0,78 | -3,32 | 0,5366 |
| $ CA/yen (¥) | -0,48 | -0,48 | 6,49 | 113,714 |
| Produits de base ($ US)† | Variation (%) | Prix | ||
|---|---|---|---|---|
| 1 mois | Cumul annuel | 1 an | ||
| Or au comptant ($/once) | 8,49 | 8,49 | 59,47 | 4 745,10 |
| Pétrole WTI ($/baril) | 13,96 | 13,96 | -2,34 | 65,21 |
| Gaz naturel ($/MBTU) | 39,11 | 39,11 | 15,98 | 4,35 |
† Rendement total au 31 janvier 2026; indices libellés dans leur monnaie locale.
Source : Bloomberg
Les indices ne sont pas gérés et il n’est pas possible d'y investir directement.
Les marchés des produits de base sont secoués par la volatilité. Les prix des principaux produits de base ont connu d’importantes fluctuations quotidiennes et hebdomadaires en janvier. Le prix du gaz naturel a enregistré la plus forte variation, terminant le mois en hausse de 39,1 % en raison des prévisions de temps froid qui ont fait grimper la demande. Le cuivre s’est pour sa part apprécié de 4,3 %, soutenu par une hausse prévue de la demande mondiale et de potentielles perturbations de l’approvisionnement. Les métaux précieux ont fait l’objet d’une vente massive après la nomination de Kevin Warsh comme prochain président de la Réserve fédérale par le président Trump le 30 janvier. L’or a cédé plus de 9 % en un jour, sa baisse journalière la plus importante depuis 1983, et l’argent, plus de 31 % en un jour, un record absolu.
Le saviez-vous?
Le cours du pétrole brut a augmenté de 14,0 % en janvier. En début d’année, les forces militaires américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro à l’issue d’une vaste opération. Ils l’ont ensuite transféré aux États-Unis, où il fait maintenant face à la justice fédérale – un événement qui a fait croître l’incertitude géopolitique. Certes, le Venezuela n’occupe présentement qu’une part relativement faible du marché pétrolier, mais il détient certaines des plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde. Par conséquent, des changements aux sanctions ou au contrôle des exportations pourraient influencer les flux de pétrole ce qui pourrait se répercuter sur les producteurs canadiens de pétrole lourd.
Points de vue de nos gestionnaires de portefeuille
Le début de la nouvelle année a été fertile en rebondissements, mais les marchés ont résolument progressé sous l’impulsion des solides bénéfices enregistrés par les sociétés. Les résultats du quatrième trimestre n’ont pas tous été publiés, mais l’indice S&P 500 est en voie d’enregistrer un dixième trimestre consécutif de croissance des bénéfices en glissement annuel, en dépit de l’augmentation des coûts et de l’incertitude persistante. Voilà qui témoigne de la vigueur du cycle de profits actuel. Les entreprises ne font pas que gagner plus d’argent; elles le font plus efficacement. La rentabilité demeure ancrée dans un contrôle rigoureux des coûts et des gains de productivité découlant de l’intelligence artificielle. De fait, l’IA est maintenant plus qu’un simple phénomène boursier : elle génère des avantages opérationnels concrets, qui se transposent dans les bilans et la compétitivité des entreprises. C’est pourquoi les technologies de l’information demeurent le moteur de la croissance des bénéfices… mais le risque de concentration reste élevé, puisque seulement dix sociétés comptent pour quelque 40 % de l’indice S&P 500.
« Parier sur la concentration peut rapporter pendant un certain temps, mais un seul faux pas et le portefeuille peut se détériorer considérablement. La diversification fait rarement les manchettes et ne paie pas tous les trimestres, mais elle fait son travail discrètement, petit à petit. C’est précisément là que la gestion active peut aider, en permettant de profiter des occasions qui se présentent tout en empêchant qu’un seul titre ait un impact démesuré sur les résultats à long terme. »