Intervenants :
GS Gregory Sweet
CM Craig Maddock
WB Wes Blight
VO Voix hors champ
00:00:00
GS Bienvenue à nouveau à Parlons placements. Je suis votre animateur, Greg Sweet. Aujourd’hui, j’accueille Craig Maddock et Wesley Blight de notre équipe Gestion multi-actifs. Merci à vous deux de m’accompagner aujourd’hui.
00:00:12
WB Merci de nous recevoir, Greg.
00:00:13
CM Merci, Greg. Comme toujours, c’est un plaisir d’être ici.
00:00:14
GS Très bien, allons-y. Ce trimestre n’a pas manqué de nouvelles préoccupantes pour les investisseurs : regain des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis, conflit au Moyen-Orient, fluctuations des prix de l’énergie, volatilité des rendements obligataires et poursuite du débat entourant l’IA. Malgré tout, les marchés boursiers ont fait preuve de résilience. Wes, quel a été le thème dominant des marchés?
00:00:35
WB Excellente question, Greg. Les marchés continuent de faire abstraction des manchettes pour se concentrer sur les données fondamentales. Les investisseurs avaient de nombreuses raisons de s’inquiéter, mais les bénéfices des sociétés demeurent très solides. La croissance économique est restée positive et les entreprises ont continué d’investir tout au long du trimestre. Ces facteurs fondamentaux ont soutenu les marchés malgré un niveau d’incertitude plus élevé, du moins dans les manchettes.
00:01:00
GS Avant d’aborder les marchés plus en détail, nous tenons à reconnaître que le différend commercial ne concerne pas seulement l’investissement. De nombreux Canadiens, leurs familles et leurs collectivités sont touchés personnellement par la situation, et nous ne prenons pas cela à la légère. Si des clients cherchent du soutien, des conseils ou souhaitent simplement comprendre ce que ces développements pourraient signifier pour eux, nous les encourageons à communiquer avec nos conseillers. Nous sommes là pour les aider.
Dans ce contexte, comment les investisseurs devraient-ils interpréter les plus récents développements commerciaux entre le Canada et les États-Unis?
00:01:27
WB Les répercussions immédiates n’ont pas été uniformes dans l’économie ni sur les marchés. Toutefois, l’incertitude est bien réelle. Les entreprises prennent des décisions d’investissement et d’embauche en fonction, du moins en partie, de leur confiance envers le contexte opérationnel. Si les politiques demeurent imprévisibles, comme c’est le cas actuellement, certaines sociétés pourraient reporter leurs projets de dépenses ou réorganiser leurs chaînes d’approvisionnement. Nous évaluons donc à la fois l’incidence directe sur certains secteurs et l’effet plus large sur la confiance, la croissance et les marchés financiers.
00:02:04
GS Craig, lorsque les conditions changent, de quels leviers votre équipe dispose-t-elle en ce qui concerne les portefeuilles?
00:02:10
CM Excellente question, Greg. Nous sommes Canadiens. Nous n’allons pas rester les bras croisés. Pour nous, les décisions de portefeuille s’analysent selon trois angles distincts. Le premier est la répartition stratégique de l’actif. Il s’agit d’une perspective à long terme, sur un horizon d’environ dix ans, où nous réévaluons les attentes de rendement et de risque du portefeuille. Le deuxième angle est la répartition tactique de l’actif. C’est là que nous effectuons de véritables ajustements à court terme. Nous réfléchissons à ce qui pourrait se produire au cours des douze prochains mois. Nous cherchons à tirer parti des occasions de marché ou, dans le cas qui nous occupe, à gérer l’évolution des risques. Le troisième angle est la sélection de titres. C’est là que nous privilégions certaines entreprises, certains secteurs ou certains styles de placement en fonction du positionnement qui nous semble le plus favorable pour le portefeuille. Ces trois leviers agissent sur des horizons différents, mais ils fonctionnent ensemble dans le cadre du portefeuille global. Nous ne connaissons pas encore l’issue de la situation. Nous pouvons examiner les droits de douane, les politiques et les mesures gouvernementales qui en découlent ainsi que le niveau d’activité des entreprises, puis tenter de s’y retrouver dans cette nouvelle réalité.
00:03:07
GS Comment appliquons-nous cette démarche aujourd’hui?
00:03:09
WB Nous évaluons les occasions de placement canadiennes selon chacun de ces angles. D’un point de vue stratégique, nous maintenons une forte pondération des placements canadiens, tant dans les titres à revenu fixe que dans les actions. Cette décision repose sur leurs rendements attendus à long terme, leur niveau de risque et leurs avantages en matière de diversification pour les portefeuilles. La répartition stratégique de l’actif doit donc être envisagée sur un horizon d’environ dix ans. L’environnement actuel pourrait créer des occasions d’élargir nos positions canadiennes, ce que nous évaluons sur un horizon plus court. Il faut alors penser à un horizon de douze à dix-huit mois : c’est là qu’intervient la répartition tactique de l’actif. Cependant, comme pour notre positionnement stratégique, tout changement apporté à nos portefeuilles doit être justifié par sa contribution attendue au rendement du portefeuille et non simplement par les manchettes.
00:03:57
GS Beaucoup croient que les États-Unis dominent toujours les marchés. Pourtant, cette réalité ne s’est pas nécessairement manifestée cette année. Qu’est-ce qui ressort vraiment depuis le début de l’année?
00:04:10
CM Greg, voici une statistique que j’aime beaucoup citer. Avec tout ce bruit entourant les droits de douane, on pourrait croire que l’année a été difficile pour le Canada. Ce n’est pas le cas. Le marché boursier canadien figure en fait parmi les plus solides. Le biais national dont Wes vient de parler, c’est-à-dire une pondération plus élevée des actions canadiennes dans nos portefeuilles, nous a réellement aidés. Les États-Unis affichent toujours un bon rendement. Ils demeurent un marché intéressant, mais en dollars canadiens, leur rendement est inférieur à celui du Canada et des marchés émergents, et à peu près comparable à celui de l’Europe. Il reste encore quelques semaines avant la fin du trimestre, donc le classement exact pourrait varier légèrement. Cela dit, je dois avouer que cela me fait particulièrement plaisir de voir les Canadiens tirer leur épingle du jeu dans un contexte aussi difficile. Le Canada est fort. Plus important encore, la vigueur du marché canadien et des marchés émergents rappelle à quel point la diversification géographique est essentielle, plutôt que de concentrer ses placements dans le marché qui a obtenu les meilleurs résultats récemment.
00:05:03
GS Excellente perspective. Malgré l’incertitude, les marchés boursiers ont donc tenu bon. Cette incertitude planait sur les marchés. Dans quelle mesure les bénéfices des sociétés et les investissements liés à l’IA ont-ils contribué à cette résilience?
00:05:17
CM Cela a été déterminant. Les bénéfices ont été le principal facteur de soutien. Rappelons aux investisseurs leur importance. Lorsque vous détenez une société ou des actions d’une société, vous détenez essentiellement une part de ses bénéfices. À court terme, les cours peuvent fluctuer pour toutes sortes de raisons qui n’ont rien à voir avec les bénéfices de l’entreprise. Il peut s’agir du niveau de confiance des investisseurs, des manchettes dont on nous bombarde, ou simplement de repositionnements de portefeuille. À long terme, toutefois, cet écart finit par se resserrer. Ce sont les bénéfices qui déterminent ultimement les rendements, ce qui constitue le fondement même de la répartition stratégique de l’actif. Il ne s’agit pas d’essayer d’anticiper les perturbations du marché. Il s’agit d’évaluer le potentiel bénéficiaire que l’on acquiert. À court terme, les cours peuvent fluctuer pour toutes sortes de raisons qui n’ont rien à voir avec les bénéfices de l’entreprise. Il peut s’agir du niveau de confiance des investisseurs, des manchettes dont on nous bombarde, ou simplement de repositionnements de portefeuille. À long terme, toutefois, cet écart finit par se resserrer. Ce sont les bénéfices qui déterminent ultimement les rendements, ce qui constitue le fondement même de la répartition stratégique de l’actif. Il ne s’agit pas d’essayer d’anticiper les perturbations du marché. Il s’agit d’évaluer le potentiel bénéficiaire que l’on acquiert. Cette année, les entreprises ont continué d’enregistrer une croissance de leurs bénéfices. Nous observons des investissements dans l’IA, les centres de données, les infrastructures connexes, l’automatisation et bien d’autres domaines. C’est considérable. Il est important de reconnaître que nous ne savons pas encore exactement qui seront les gagnants, mais il y en aura. Déterminer lesquels, c’est précisément l’objectif de la sélection de titres. C’est cette dimension à moyen terme, n’est-ce pas? Les équipes de direction et les entreprises nous donnent un aperçu concret de ce qu’elles font et de la direction qu’elles prennent. À nous ensuite de déterminer quelles entreprises verront réellement leurs bénéfices s’améliorer. Et, bien sûr, de comparer ce potentiel au prix qu’il faudrait payer aujourd’hui pour acheter leurs actions. Ce n’est pas facile. Mais pour reprendre une analogie du baseball, nous n’en sommes qu’aux premières manches de ce qui pourrait être le match de notre vie. Et, curieusement, je trouve ce match beaucoup plus captivant à suivre et beaucoup plus rapide qu’une partie de baseball.
00:06:33
GS Je suis un amateur de baseball. Je vais quand même accepter cette comparaison, Craig.
00:06:41
GS Quelle est l’incidence de cette incertitude pour la construction des portefeuilles?
00:06:40
WB Quelle est l’incidence de cette incertitude pour la construction des portefeuilles? Une bonne partie de ce que Craig vient d’expliquer illustre la valeur de la diversification. Nous ne croyons pas que le moment soit venu de présumer que les plus grands investisseurs actuels, soit ceux qui construisent les infrastructures nécessaires à l’IA, capteront à eux seuls toute la valeur future. Il y aura des gagnants parmi les fournisseurs de technologies eux-mêmes, mais aussi dans de nombreux secteurs et entreprises qui utiliseront l’IA pour accroître leur productivité, améliorer leur offre de services ou augmenter leurs marges. Autrement dit, pour maintenir leurs dépenses à un faible niveau. Selon nous, nous en sommes encore au début. L’analogie des premières manches de Craig est donc très juste. Même à ce stade précoce, nous percevons déjà la valeur à long terme et nous commençons à voir certains gagnants émerger dans les services publics, les industries et l’énergie, notamment des sociétés du secteur de l’énergie qui appuient le déploiement de l’IA et des infrastructures nécessaires. Cette participation élargie permet aux portefeuilles de s’exposer à ce thème sans dépendre d’un groupe restreint de titres.
00:07:52
GS D’accord. L’ampleur des investissements influence également le financement de ces entreprises. Que surveillez-vous à cet égard?
00:08:00
CM C’est un élément important, Greg. Les besoins en dépenses d’investissement vont en augmentant. Nous parlons d’une expansion massive des infrastructures nécessaires à l’IA, et il vaut vraiment la peine d’y associer quelques chiffres. Selon certaines estimations, les plus grandes sociétés technologiques investiront environ 760 milliards de dollars cette année seulement dans les infrastructures liées à l’IA. C’est plus que les quelque 400 milliards de dollars investis l’an dernier. Voilà donc l’ampleur du phénomène. Ce qui change n’est pas seulement la taille de ces montants. C’est aussi leur mode de financement. Il y a quelques années, ces dépenses étaient probablement financées en grande partie par les flux de trésorerie disponibles générés par les entreprises. Ce n’est plus le cas, pas vrai? Une part importante et croissante du financement provient désormais de l’endettement. Cela transforme un investissement financé par des liquidités en quelque chose que je ne qualifierais pas tout à fait de spéculatif, mais qui semble tout de même un peu plus spéculatif. Il existe une différence importante entre une entreprise qui mise son propre argent sur une nouvelle idée et une entreprise qui mise de l’argent emprunté. Lorsqu’une société investit ses propres liquidités et se trompe, elle en assume les conséquences. Lorsqu’elle s’endette massivement et se trompe, l’échec ne reste pas circonscrit. Les répercussions s’étendent aux prêteurs, aux détenteurs d’obligations, aux marchés du crédit ou à toute autre source dont elle dépend pour obtenir ce financement. Nous parlons ici de sommes considérables. C’est donc un risque qu’il faut prendre très au sérieux. Il convient également de souligner que la marge de sécurité liée à l’évaluation de certains géants de l’IA est plus mince qu’elle ne l’était il y a un an. Il y a donc un peu moins de marge d’erreur qu’auparavant dans les cours actuels. Ainsi, nous analysons non seulement les perspectives de revenus, mais aussi le coût du financement, le rendement du capital investi et la capacité de ces dépenses à générer de façon durable des bénéfices et des flux de trésorerie.
00:09:28
GS Les marchés des titres à revenu fixe ont été volatils ces derniers temps : les rendements à long terme ont augmenté et les investisseurs réévaluent constamment la trajectoire des banques centrales. Qu’est-ce qui explique cette volatilité?
00:09:38
WB Excellente question, Greg. L’inflation demeure un facteur important dans l’évaluation des obligations, mais l’environnement actuel diffère de celui de 2022. Les rendements nominaux ont augmenté plus rapidement que les attentes d’inflation, ce qui signifie que les rendements réels sont devenus plus attrayants. Par ailleurs, les déficits budgétaires, l’offre d’obligations gouvernementales ainsi que l’équilibre entre acheteurs et vendeurs entrent en jeu. Tous ces facteurs jouent un rôle plus important sur les marchés aujourd’hui. Nous avons observé une forte hausse des déficits budgétaires. Nous avons également observé une augmentation marquée de l’offre d’obligations gouvernementales. Nous entendons même certains commentaires de l’administration américaine concernant la gestion de la courbe des taux par l’ajustement de l’offre. Ces facteurs d’offre et de demande créent une volatilité supplémentaire qui va au-delà de ce que nous envisageons habituellement lorsque nous associons les marchés obligataires aux seules décisions des banques centrales.
00:10:30
GS Comment nos clients devraient-ils envisager la relation entre le rendement initial et les rendements futurs?
00:10:35
CM Comme nous l’avons déjà mentionné, le rendement initial est un élément essentiel du rendement attendu des placements à revenu fixe. Il constitue pratiquement le point d’ancrage de nos efforts de répartition stratégique de l’actif. C’est le même angle que celui décrit plus tôt. Il est simplement appliqué aux obligations plutôt qu’aux actions. Un rendement plus élevé procure davantage de revenu et offre une meilleure protection contre une éventuelle hausse supplémentaire des taux d’intérêt. C’est la bonne nouvelle. Nous disposons d’une certaine marge de protection si les taux continuent d’augmenter quelque peu. Même aujourd’hui, une obligation du gouvernement du Canada offre un rendement d’environ 4 %. Cela se compare à un creux d’environ 0,5 % en 2020. Nous ne prétendons pas que les prix des obligations ne peuvent plus fluctuer, mais le profil de rendement offert aujourd’hui aux investisseurs, avec un point de départ de 4 %, est nettement plus attrayant qu’à l’époque où les rendements étaient proches de zéro.
00:11:25
GS Il s’agit donc d’un contexte très différent de celui de 2022, disons. Absolument. Le conflit au Moyen-Orient ajoute également une couche d’incertitude, particulièrement par l’intermédiaire des marchés de l’énergie. Quelles répercussions indirectes surveillez-vous?
00:11:32
WB Les effets dépassent largement le prix du pétrole ou même celui des produits raffinés qui en sont dérivés. La hausse des coûts énergétiques peut miner la confiance des consommateurs et réduire les sommes dont les ménages disposent pour d’autres dépenses. Lorsque vous faites le plein d’essence, vous portez un peu plus attention au montant de la facture. Elle est beaucoup plus élevée qu’il y a seulement quelques mois. Pour les consommateurs canadiens qui se remettent encore de la récente poussée inflationniste que j’ai mentionnée, en 2022, le constat que l’inflation se poursuit et que le coût des biens augmente peut influencer tant leur confiance que leurs habitudes de consommation. La durée et l’ampleur de la hausse des prix de l’énergie, de même que les réactions des consommateurs et des entreprises, sont des éléments importants pour les perspectives économiques globales.
00:12:19
GS Pour le Canada, les répercussions ne sont toutefois pas entièrement à sens unique. Comment les effets compensatoires fonctionnent-ils?
00:12:24
CM C’est un point important. Et oui, nous l’avons observé dans les données. Un prix du pétrole plus élevé peut être difficile pour les consommateurs, et tous les effets indirects évoqués par Wes sont importants à reconnaître et à comprendre. Cependant, ils peuvent aussi soutenir les bénéfices du secteur de l’énergie, comme nous l’avons déjà mentionné, ce qui favorise une partie du marché boursier canadien et soutient également le dollar canadien. Une partie de cette réalité est structurelle. L’énergie représente environ 15 à 20 % du marché boursier canadien, comparativement à environ 3 ou 4 % aux États-Unis. Les variations du prix du pétrole ont donc beaucoup plus d’influence ici qu’au sud de la frontière. Les titres énergétiques canadiens figurent parmi les plus performants du TSX cette année, avec des gains largement supérieurs à 40 %. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le marché canadien est en tête. Même exprimés en dollars américains, malgré un léger recul du dollar canadien cette année, les rendements demeurent élevés. Il n’est donc pas seulement question de devises. Pour les investisseurs canadiens détenant un portefeuille diversifié, ces effets contribuent évidemment à compenser certaines des manchettes économiques plus négatives. Bien sûr, l’expérience variera d’un ménage ou d’une entreprise à l’autre selon la répartition entre placements et dépenses de consommation.
00:13:27
GS Nous avons beaucoup parlé des diverses formes de volatilité et de leurs facteurs. Nous avons aussi discuté quelque peu des marchés boursiers et des marchés des titres à revenu fixe. J’aimerais maintenant rassembler tous ces éléments. Lorsque nous réunissons ces thèmes, quelles leçons ce trimestre réitère-t-il lorsqu’il s’agit de construction de portefeuilles?
00:13:45
CM Pour moi, cela confirme que la diversification doit être intentionnelle. Nous constatons clairement que le leadership des marchés peut changer et qu’il évolue bel et bien. Les gagnants de l’IA ne sont pas encore déterminés. Les placements à revenu fixe offrent des rendements bien supérieurs à ceux d’autrefois. Et les actifs canadiens peuvent réagir différemment aux développements liés au commerce international et à l’énergie que ce que suggèrent les manchettes. Dans ce contexte, la répartition stratégique de l’actif, les ajustements tactiques et la sélection de titres continuent tous de jouer un rôle essentiel dans la gestion de ces forces opposées. Les placements à revenu fixe offrent des rendements bien supérieurs à ceux d’autrefois. Et les actifs canadiens peuvent réagir différemment aux développements liés au commerce international et à l’énergie que ce que suggèrent les manchettes. Dans ce contexte, la répartition stratégique de l’actif, les ajustements tactiques et la sélection de titres continuent tous de jouer un rôle essentiel dans la gestion de ces forces opposées.
00:14:15
WB Cela confirme également la valeur d’une gestion active du risque. Nous n’essayons pas de prédire chaque manchette. Nous évaluons plutôt les interactions entre les risques, les situations où les marchés pourraient les surévaluer ou les sous-évaluer, ainsi que les leviers de portefeuille pouvant améliorer les résultats attendus tout en maintenant l’alignement du portefeuille sur ses objectifs de placement à long terme. Les différentes composantes de nos portefeuilles sont conçues dans cette optique générale : aider nos clients à atteindre leurs objectifs de placement à long terme. Toutefois, nous avons intégré une flexibilité délibérée pour gérer les conditions particulières dont nous avons discuté aujourd’hui, ainsi que celles que nous continuerons de rencontrer à l’avenir.
00:14:54
GS En terminant, quel serait le message que vous aimeriez transmettre à nos investisseurs?
00:15:00
WB Je suis moi-même investisseur. Je consacre toutes mes journées aux placements. Dans mes fonctions, je me concentre sur les moteurs des rendements à long terme. Je parle ici de croissance des bénéfices, d’innovation et des revenus attrayants que nous recherchons, ainsi que de l’intégration de tous ces éléments, avec d’autres, dans une construction de portefeuille réfléchie. Les manchettes dont nous avons parlé aujourd’hui sont importantes et certaines ont des répercussions très concrètes sur les Canadiens. Néanmoins, les décisions de placement doivent demeurer ancrées dans les données fondamentales et dans les objectifs à long terme.
00:15:33
CM Pour ma part, Greg, cela me rappelle que toute une équipe consacre énormément de temps à analyser ces questions. Cela me rappelle aussi, comme je l’ai mentionné plus tôt, que la diversification entre les marchés, les secteurs et les sources de rendement demeure essentielle. Nous ne savons pas précisément quelle manchette ou quelle entreprise déclenchera le prochain changement de tendance des marchés. Toutefois, je suis très confiant de savoir que nous avons construit des portefeuilles capables de faire face à un vaste éventail de scénarios et que nous disposons des leviers nécessaires pour intervenir au besoin.
00:15:58
GS Alors, Wes et Craig, merci d’avoir été là. Il s’agissait d’une discussion importante et très utile. À nos auditeurs, si les récents développements des marchés ou du commerce international affectent votre confiance ou soulèvent des questions concernant votre plan financier, n’hésitez pas à communiquer avec nos conseillers. À la Banque Scotia, nous sommes là pour vous aider à chaque étape de votre avenir. Merci d’avoir consacré du temps à cette discussion aujourd’hui. Portez-vous bien et demeurez investis.
00:16:19
VO Cet enregistrement a été préparé par Gestion mondiale d’actifs Scotia et est fourni à titre informatif seulement. Les points de vue exprimés à propos d’un placement, d’une économie, d’une industrie ou d’un secteur de marché en particulier ne doivent pas être considérés comme une recommandation d’achat ou de vente ni comme des conseils en placement. Ils ne dénotent par ailleurs aucune intention d’achat ou de vente des gestionnaires de Gestion mondiale d’actifs Scotia. Ces points de vue peuvent changer à tout moment, selon l’évolution des marchés et d’autres facteurs. Nous déclinons toute responsabilité quant à la mise à jour de ces points de vue.
Le présent document contient des renseignements ou des données provenant de sources externes qui sont réputées fiables et exactes en date de la publication, mais Gestion mondiale d’actifs Scotia ne peut en garantir la fiabilité ni l’exactitude. Aucune information contenue dans cet enregistrement ne constitue une promesse ou une représentation de l’avenir ni ne doit être considérée comme telle. Un placement dans des fonds communs de placement peut donner lieu à des commissions, des commissions de suivi, des frais de gestion et d’autres frais. Prenez connaissance du prospectus avant d’investir. Les taux de rendement indiqués correspondent aux rendements totaux annuels composés statistiques, en tenant compte des variations de la valeur des parts et du réinvestissement de toutes les distributions, sans tenir compte des ventes, des rachats, des distributions, ni des frais optionnels ou de l’impôt sur le revenu à verser par le porteur de titres, ce qui en réduit les rendements. Les parts de fonds communs de placement ne sont pas garanties; leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n’est pas indicatif de leur rendement futur. Gestion mondiale d’actifs Scotia est un nom commercial utilisé par Gestion d’actifs 1832 S.E.C., société en commandite dont le commandité est détenu en propriété exclusive par la Banque Scotia. Marques déposées de La Banque de Nouvelle-Écosse, utilisées sous licence. © La Banque de Nouvelle-Écosse. Tous droits réservés.
Pour ne pas manquer les nouveaux épisodes, suivez-nous sur la plateforme de votre choix :