Le risque peut être défini comme la possibilité qu’un événement négatif survienne. C’est un facteur important à considérer dans bon nombre de nos décisions. La plupart d’entre nous essaient de limiter le risque autant que possible, voire de l’éviter.
Souvent, éviter les risques est la chose logique à faire. Toutefois, dans le contexte des placements, cette aversion pourrait vous exposer à d’autres risques moins évidents. Pour atteindre vos objectifs de placement, vous devez comprendre les principaux facteurs de risque qui menacent les investisseurs à long terme, savoir comment les gérer et évaluer votre tolérance au risque ainsi que votre capacité à le soutenir.
Pour réussir dans le monde des placements, on doit gérer le risque, et non l’éviter.
Lorsqu’il est question de placement, le terme « risque » est lourd de sens – et généralement mal compris. On utilise souvent les termes risque et volatilité de façon interchangeable. Or, ces concepts ont beau être reliés, ils ne sont pas synonymes pour autant. Le risque représente le degré d’incertitude lié à une décision de placement ou la probabilité qu’elle entraîne une perte financière. De son côté, la volatilité mesure les fluctuations à la hausse ou à la baisse du rendement d’un placement ou du marché.
Le présent article remet en perspective différents risques de placement et propose des façons de les gérer.
Comprendre les risques inhérents aux placements
1. Risque lié à l’inflation
Avez-vous déjà entendu quelqu’un dire : « Quand j’avais ton âge, ceci coûtait seulement un dollar »? Cette personne fait référence à l’inflation, soit la hausse généralisée de la moyenne des prix dans une économie, accompagnée d’une baisse du pouvoir d’achat.
Lorsqu’on épargne pour un objectif à long terme, on planifie habituellement pour l’avenir tout en demeurant bien ancré dans le présent. Toutefois, le prix des biens et services, de l’épicerie à votre café matinal, sera bien différent entre le moment où vous commencez à épargner et celui de votre retraite. Il est essentiel de tenir compte de l’inflation dans votre plan financier.
Un cinq sous ne vaut plus dix sous de nos jours.
2. Risque de marché
Le risque de marché est associé aux fluctuations du marché dans son ensemble plutôt qu’au cours d’une action ou à un secteur d’activité. Habituellement, lorsque les gens pensent au risque de marché, ils se concentrent sur les fluctuations quotidiennes des marchés et sur les changements de valeur correspondants de leurs placements, en mettant l’accent sur l’activité récente. Toutefois, en prenant du recul, on peut considérer les marchés avec plus d’optimisme. La figure ci-dessous démontre clairement que les replis boursiers sont habituellement suivis de reprises vigoureuses. Bien qu’il soit tentant de trouver refuge dans les liquidités en période de turbulences, il est généralement préférable de rester discipliné et de garder le cap sur ses objectifs à long terme plutôt que de tenter d’anticiper les mouvements des marchés.
Ressource utile
Les turbulences du marché peuvent ébranler même l’investisseur le plus avisé. Lisez l’article Cinq conseils éprouvés pour gérer les fluctuations du marché pour apprendre comment gérer la volatilité – et peut-être même en tirer profit.
3. Risque de longévité
Survivre à son épargne est un risque concret, surtout avec l’augmentation de l’espérance de vie. L’illustration de droite montre qu’au Canada, la durée moyenne de la retraite est de 22 ans chez les femmes et de 19 ans chez les hommes. Cela dit, il est important de reconnaître qu’une proportion non négligeable de personnes vivra beaucoup plus longtemps que ces estimations. À mesure que la durée de vie augmente, l’exposition aux risques liés à l’inflation, à la santé et à l’épuisement des capitaux s’accroît.
Manquer d’argent à la retraite est un risque bien réel qu’on peut atténuer grâce à une planification appropriée et à une bonne répartition de placements à chaque étape de vie.
Gestion des risques
Il est important de rappeler que risques et placements sont indissociables. Il est impossible d’éliminer les risques associés aux placements, mais il est certainement possible de les gérer. Voici des stratégies pour vous aider à y arriver.
Le plus grand risque de tous est de n’en prendre aucun.
Diversification : évitez de mettre tous vos œufs dans le même panier
Il est recommandé de diversifier son portefeuille en misant sur plusieurs catégories d’actif, comme les actions, les obligations et les quasi-liquidités. Cette pratique, appelée répartition del’actif, peut contribuer à limiter le risque global auquel est exposé votre portefeuille tout en réduisant l’incidence de la volatilité quotidienne. En effet, les pertes de certaines catégories d’actif pourraient être compensées par les gains de celles qui connaissent du succès.
Le tableau ci-dessous présente le rendement annuel de chaque catégorie d’actif depuis 2011, de la plus performante à la moins performante. Comme vous pouvez le constater, aucune catégorie d’actif ne figure constamment en tête du classement. Les meneurs et les traînards peuvent varier d’une année à l’autre. Un portefeuille bien diversifié entre une variété de catégories d’actif permet à un investisseur de récolter les gains que peuvent générer les actifs les plus
Les catégories d’actif sont représentées par leurs indices respectifs, et les exemples sont fondés sur un portefeuille équilibré hypothétique et présentés à titre indicatif seulement. Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice. Prix des maisons au Canada : Indice composite 11 des prix des maisons Teranet-Banque nationale du Canada (C11).
Chaque Solution de portefeuille Scotia maintient une composition d’actif optimale convenant à la tolérance au risque de l’investisseur. La gestion active et la diversification à plusieurs niveaux permettent de maîtriser le risque tout en tirant parti des bonnes affaires qui se présentent en cours de route.
Facteur temps : faites-le jouer en votre faveur
Les cotisations à un régime d’épargne-placement dans une perspective à long terme (notamment en vue de la retraite) figurent en tête de liste des priorités financières1 des Canadiens. Pourtant, les excuses pour retarder les cotisations ne manquent pas. Le fait est que le temps est votre meilleur allié en matière d’épargne et qu’il n’est jamais trop tôt pour commencer à financer sa retraite. Pour commencer, une petite cotisation mensuelle suffit. Par la suite, vous pouvez hausser vos versements à mesure que votre salaire augmente durant votre carrière. Plus vous commencez tôt, plus vous aurez le temps de profiter des rendements composés.
Le temps est votre meilleur allié
Voici un exemple illustrant l’effet d’un report de l’épargne-retraite. Carmen et Rachid souhaitent tous deux prendre leur retraite à 65 ans. Carmen commence à mettre de côté 100 $ aux deux semaines dès l’âge de 30 ans. De son côté, Rachid repousse l’épargne-retraite jusqu’à 45 ans, mais cotise le double, soit 200 $ aux deux semaines, pour rattraper son retard.
À 65 ans, Carmen aura cotisé 91 000 $ sur une période de 35 ans, tandis que Rachid aura versé 104 000 $ pendant 20 ans. Toutefois, Carmen aura accumulé un plus gros bas de laine que Rachid, même en ayant cotisé 13 000 $ de moins que lui. Elle aura profité de son horizon de placement plus long de 15 ans et des rendements composés pour faire fructifier son pécule de 91 000 $ à 240 882 $. À titre comparatif, les 104 000 $ de Rachid auront rapporté 176 372 $, une différence de 64 510 $.
Les cotisations périodiques effectuées au moyen du prélèvement automatique des cotisations (PAC) peuvent vous aider à épargner facilement et automatiquement.
Votre tolérance au risque de placement
Le degré de risque que vous pouvez accepter est un facteur déterminant dans l’élaboration d’une stratégie d’investissement fructueuse. En matière de placements comme dans la vie, certains prennent plaisir à pratiquer le saut à l’élastique, tandis que d’autres préfèrent garder les pieds sur la terre ferme. Certes, les stratégies audacieuses ont de quoi donner le vertige à beaucoup d’épargnants, mais d’un autre côté, une approche trop prudente risque d’entraver le potentiel d’appréciation des actifs et de nuire à l’atteinte de vos objectifs, surtout si l’on tient compte de l’inflation.
En résumé : Choisir la démarche de placement et la répartition de l’actif qui conviennent à vos besoins vous aidera à atteindre un équilibre et à gérer le risque sans l’éviter complètement.
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