Cinq conseils éprouvés pour gérer les fluctuations du marché

L’instabilité des marchés peut ébranler même l’investisseur le plus avisé. Le présent article regroupe des conseils sur la façon de gérer les fluctuations des marchés et même d’en tirer profit.

Les placements dans les actions sont des investisseurs indissociables de l’instabilité, tout comme la voiture l’est de son moteur.

Qu’on le veuille ou non, les deux vont de pair. Doit-on pour autant s’abstenir d’effectuer des placements pour éviter l’instabilité à tout prix? La réponse est non. L’incertitude du marché peut évidemment susciter la panique et mener à de mauvaises décisions de placement. Toutefois, en considérant l’incertitude à court terme pour ce qu’elle est, vous pouvez vous assurer qu’elle ne perturbe pas vos objectifs à long terme.

Voici cinq principes éprouvés qui vous aideront à mettre les choses en perspective.

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On réussit mieux dans les placements quand on comprend que cela revient à être en affaires.

Benjamin Graham

1. Rester calme et garder le cap

Les investisseurs ressentent généralement les effets d’une perte financière environ deux fois et demie plus durement qu’un gain de la même ampleur. Naturellement, les placements suscitent toute une gamme d’émotions pour bon nombre d’investisseurs (comme l’illustre le diagramme ci-dessous), ce qui peut se traduire par de mauvaises décisions d’achat et de vente.

Avoir conscience de ces émotions durant les périodes d’instabilité peut vous aider à gérer votre stress et à rester concentré sur l’atteinte de vos objectifs à long terme.

Un graphique linéaire illustrant les réactions émotionnelles des investisseurs à l’instabilité des marchés, par exemple leur confiance envers les rendements potentiels de leurs placements, leur incertitude quant aux déclins des marchés, leurs craintes, et leur regret d’avoir été à l’écart des marchés lorsqu’ils ont rebondi.

Source: Darst, David M. (Morgan Stanley and Companies, Inc.), The Art of Asset Allocation, 2003.

2. Laisser le temps faire son œuvre

Tenter d’anticiper les hauts et les bas du marché revient à lancer les dés. Voyez l’incidence de rater les 10, 20 et 30 meilleures journées sur la valeur d’un placement de 10 000 $ dans des actions canadiennes durant les 10 dernières années.

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, votre rendement potentiel peut diminuer considérablement si vous vous restez à l’écart du marché. Sur une période de dix ans, si vous êtes absent du marché pendant seulement quelques jours alors que celui-ci atteint un sommet, cela peut réduire considérablement votre rendement potentiel. 

En conservant vos placements, bien que ce ne soit pas toujours facile, vous avez la possibilité d’obtenir des résultats plus intéressants.

Une image montrant des pièces de monnaie empilées pour illustrer l’incidence de rater les 10, 20 et 30 meilleures journées sur la valeur d’un placement de 10 000 $.

Source : Bloomberg et indice composé de rendement global S&P/TSX, du 30 décembre 2011 au 31 décembre 2021. Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice. Les données supposent le réinvestissement des gains et ne comprennent ni coûts de transactions, ni taxes. La valeur du placement est mesurée au moyen des rendements composés quotidiennement. L’incidence d’avoir raté les 10, 20 et 30 meilleures journées ne tient pas compte des plus hauts rendements quotidiens de chacune des périodes.

3. Gérer le risque au lieu de l’éviter

Lorsqu’il est question de placement, le terme « risque » est lourd de sens et généralement mal compris. On confond souvent risque et instabilité. Ces concepts sont indissociables quoique différents.

Le risque peut être défini comme le degré d’incertitude ou le potentiel de perte financière découlant d’une décision en matière de placement. L’instabilité, quant à elle, rend compte de l’ampleur des fluctuations de la valeur d’un placement ou des marchés dans l’ensemble. Elle obnubile parfois les investisseurs, qui auraient plutôt intérêt à se soucier de la perte en capital permanente. Certains investisseurs à long terme peuvent limiter le risque de marché en réduisant leur exposition aux titres « risqués », mais ce faisant, leur pouvoir d’achat pourrait s’éroder sous l’effet de l’inflation sur leur épargne et ils risqueraient de survivre à leur épargne. 

Qu’on le veuille ou non, les placements comportent toujours des risques : l’un ne vient pas sans l’autre. La clé du succès à long terme est de gérer son exposition au risque par la diversification et en faisant du temps son allié.

Le graphique ci-dessous présente les rendements annuels d’un hypothétique portefeuille équilibré composé uniquement d’actions. Comme l’illustre ce graphique, bien que le rendement d’un portefeuille varie considérablement d’une année à l’autre, le portefeuille équilibré moyen affichera, à long terme, moins de rendements négatifs qu’un portefeuille entièrement constitué d’actions.

Orange = occurrences négatives, Bleu = occurrences positives

Portefeuille d’actions - 1 an1

Négatives :
27 %

17 cas

Pire année :
2008  -33.0 %

Positives :
73 %

45 cas

Meilleure année :
1979  +44.8 %

Portefeuille équilibré - 1 an3

Négatives :
19 %

12 cas

Pire année :
1974  -14.8 %

Positives :
81 %

50 cas

Meilleure année :
1993  +25.3 %

Lorsque l’on compare les rendements des deux portefeuilles sur 3 ans, on constate que la fréquence des occurrences négatives diminue considérablement au fil du temps, soulignant l’incidence favorable du temps, qui tend à atténuer les répercussions de l’instabilité des marchés.

Portefeuille d’actions - 3 ans2

Négatives :
13 %

8 cas

Pire année :
2002  -6.3 %

Positives :
87 %

52 cas

Meilleure année :
1980  +34.7 %

Portefeuille équilibré - 3 ans4

Négatives :
2 %

1 cas

Pire année :
1975  -0.4 %

Positives :
98 %

59 cas

Meilleure année :
1980  +18.5 %

Source : Morningstar. Les rendements sont calculés en dollars canadiens. Le calcul suppose que tous les revenus sont réinvestis et qu’il n’y a pas de frais de transaction ni d’impôt. Rendement pour les meilleures et les pires années selon chacune des périodes spécifiées. Les exemples sont fondés sur des portefeuilles fictifs et présentés à titre indicatif seulement. Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice. 

  1. D’après les rendements par année civile de l’indice composé de rendement global S&P/TSX pour la période de 1960 à 2021.
  2. D’après les rendements annualisés sur trois ans de l’indice composé de rendement global S&P/TSX pour les périodes terminées le 31 décembre de 1960 à 2021.
  3. D’après les rendements par année civile d’un portefeuille constitué à 50 % de l’indice composé de rendement global S&P/TSX et à 50 % d’une moyenne composée de titres à revenu fixe canadiens pour la période de 1960 à 2021.
  4. D’après les rendements annualisés sur trois ans d’un portefeuille constitué à 50 % de l’indice composé de rendement global S&P/TSX et à 50 % d’une moyenne composée de titres à revenu fixe canadiens pour les périodes terminées le 31 décembre de 1960 à 2021.

La composante de titres à revenu fixe canadiens est constituée à 80 % de l’indice des obligations à long terme FTSE Canada et à 20 % de l’indice du marché hypothécaire résidentiel FTSE Canada pour la période de 1960 à 1979, et à 100 % de l’indice obligataire universel FTSE Canada pour la période de 1980 à 2021.

Rendement pour les meilleures et les pires années selon chacune des périodes spécifiées.

4. Mettre la diversification à son service

Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, voilà ce qu’est la diversification. En fait, il s’agit d’une technique éprouvée qui consiste à avoir un portefeuille constitué de différents types de placements afin d’abaisser le risque.

Aucune catégorie d’actifs ne figure toujours parmi les plus performantes. Les meilleures et les pires catégories d’actif peuvent changer d’une année à l’autre.

Un graphique contenant des encadrés illustrant diverses catégories d’actifs et leurs rendements respectifs au cours des années civiles de 2011 à 2020, démontrant qu’aucune catégorie d’actif ne figure constamment parmi les plus performantes et que les meilleures et les pires catégories d’actif peuvent changer d’une année à l’autre. En 2020, les actions américaines à faible capitalisation représentaient la catégorie d’actifs la plus performante (rendement de 17,9 %) et les actions canadiennes, la catégorie d’actifs la moins performante (rendement de 5,6 %).

Source: Morningstar. Établi en dollars canadiens, au 31 décembre 2021. Le rendement annuel est composé mensuellement. Il présuppose le réinvestissement de tous les revenus et ne comprend aucuns frais de 17 transaction et aucun impôt. Le rendement annuel est composé mensuellement.

Les catégories d’actif sont représentées par leur indice respectif. Le portefeuille équilibré est hypothétique. Les données sont fournies aux fins d’illustration seulement. Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice.

La diversification peut s’avérer ardue pour les particuliers. Certains investisseurs pourraient diversifier plus facilement leurs placements dans diverses catégories d’actifs en misant sur des fonds communs de placement plutôt que sur des titres distincts.

Un fonds commun de placement egroupe l’argent de multiples investisseurs et l’investit dans des actions, des obligations et d’autres instruments de placement, ce qui permet aux investisseurs de diversifier plus facilement leur portefeuille.

 

Les solutions de portefeuille sont conçues pour vous permettre de profiter des occasions du marché et de gérer les risques en misant sur une diversification accrue par catégorie d’actifs, pays, secteur et stratégie de placement.

5. Tirer avantage de la méthode de la moyenne d’achat

La moyenne du coût d’achat est une méthode de placement qui permet de réduire le risque lié au choix du moment pour effectuer le placement d’un montant forfaitaire unique. En investissant plutôt un montant fixe à intervalles réguliers, la méthode de la moyenne du coût d’achat vous aide à atténuer l’incidence de l’instabilité des marchés et à régulariser le coût moyen d’achat des unités acquises.

Au fil du temps, la méthode de la moyenne du coût d’achat pourrait se traduire par une baisse des coûts moyens et par une hausse des rendements.

Le graphique ci-dessous compare le rendement d’un placement effectué selon la méthode de la moyenne du coût d’achat à celui d’un placement d’un montant forfaitaire unique en 2020, une année marquée par l’instabilité extrême des marchés et par une forte correction.

Notons que cette approche systématique ne garantit pas un rendement supérieur à tout coup, mais elle facilite le processus de placement et élimine la nécessité de déterminer le meilleur moment d’investir.

Un graphique linéaire illustrant l’écart de rendement entre l’investissement d’une somme forfaitaire en début d’année et un investissement d’un montant fixe à intervalles réguliers durant toute l’année, tirant avantage de la méthode de la moyenne d’achat.

Source : Gestion d’actifs 1832 S.E.C. et Morningstar Direct. Cet exemple est fondé sur le rendement d’un placement hypothétique en comparaison avec le rendement de l’indice composé de rendement global S&P/TSX. Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice.

  1. L’exemple de rendement tiré d’un placement effectué selon la méthode de la moyenne d’achat présuppose 12 cotisations mensuelles de 500 $, versées entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2020, pour des cotisations totales de 6 000 $.
  2. L’exemple de rendement tiré d’un placement effectué par cotisation ponctuelle présuppose une cotisation ponctuelle de 6 000 $ versée le 1er janvier 2020.

Prélèvement automatique des cotisations (PAC)

Le prélèvement automatique des cotisations (PAC) vous permet d’accumuler votre épargne facilement et automatiquement. Le PAC constitue un excellent moyen de mettre en pratique la méthode de la moyenne d’achat.

Valeur des conseils

Les fluctuations à court terme peuvent faire perdre leur vue d’ensemble même aux investisseurs les plus expérimentés.

Or, un conseiller peut vous aider à établir un plan financier et à naviguer en eaux troubles. Il est aussi en mesure de vous recommander des placements qui vous conviennent. En fait, une étude sur la valeur des conseils a démontré que les investisseurs faisant appel à un conseiller considèrent qu’ils ont de meilleures habitudes d’épargne et de placement.

Avec l’aide de votre conseiller de la Banque Scotia, vous comprendrez vos réactions initiales aux hausses et aux baisses du marché, ce qui pourra vous aider à prendre des décisions de placement plus éclairées et à porter un regard plus objectif sur votre portefeuille afin de maintenir le cap sur vos objectifs et de les réaliser éventuellement.

4 investisseurs canadiens sur 5

affirment avoir de meilleures habitudes d’épargne et de placement en raison de leur conseiller.1

87%

des investisseurs canadiens qui ont rencontré leur conseiller au cours des six derniers mois ont davantage confiance dans leur capacité à financer leur retraite.2

6 investisseurs canadiens sur 7

qui ont rencontré leur conseiller au cours des six derniers mois estiment que leur conseiller les aide à rester en bonne voie de réaliser leurs objectifs, peu importe les conditions des marchés.2

69%

des investisseurs canadiens qui ont rencontré un conseiller se disent plus optimistes quant à leur situation financière que s’ils géraient eux-mêmes leurs actifs.2

  1. Sondage mené auprès d’investisseurs par l’IFIC et Pollara Strategic Insight (septembre 2021).
  2. Sondage sur le moral des investisseurs de Gestion d’actifs mondiaux de la Banque Scotia (novembre 2021).

Il est simple de maintenir ses placements durant les fluctuations du marché, mais pas toujours facile. 

Communiquez dès aujourd’hui avec votre conseiller de la Banque Scotia pour établir un plan qui vous convient.

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