Les marchés se comportent parfois de manière imprévisible, déjouant souvent les prévisions – et l’année 2025 n’a pas fait exception. Les bouleversements politiques, les droits de douane et les avertissements de récession ont dominé les manchettes l’an dernier. Pourtant, malgré ce pessimisme ambiant, les marchés ont atteint des sommets inégalés, confirmant l’importance de maintenir une approche disciplinée, diversifiée et axée sur le long terme. Cet article dresse le bilan chiffré de 2025 et présente trois grandes leçons en matière de placements pour vous aider à tirer parti des occasions en 2026.
2025 en chiffres
Ô CANADA!
31,7 %
Alors que l’attention des marchés était concentrée sur l’essor technologique américain, le Canada a discrètement affiché un rendement remarquable. Les actions canadiennes ont enregistré leur meilleur rendement annuel depuis le rebond qui a suivi la crise financière en 2009. Comme quoi le Grand Nord n’est pas seulement courtois – il est aussi rentable.
La diversification a porté fruit
14,9 %
La volatilité a mis les investisseurs à l’épreuve tout au long de l’année, mais la diversification a prouvé sa valeur. Un portefeuille équilibré a généré des rendements à deux chiffres pour une troisième année consécutive. Trois années de suite? Ce n’est pas un coup de chance, c’est une formule gagnante.
Un répit sur les taux d’intérêt
-1,00 %
La Banque du Canada a procédé à quatre baisses de son taux directeur en 2025, le réduisant d’un point de pourcentage complet (soit 100 points de base). Ceci ramène les taux vers des niveaux jugés plus neutres pour l’économie – un contexte où la politique ne stimule ni ne freine la croissance, et où l’inflation se situe près de la cible. La Réserve fédérale américaine n’est pas restée loin derrière, procédant à trois baisses consécutives en fin d’année pour une réduction totale de 0,75 %. Une baisse qui suscite le soulagement plutôt que la panique.
La technologie a toujours la cote
24 %
Les titres liés à l’IA ont poursuivi leur lancée, propulsant le secteur technologique américain à un gain de 24 %. En 2025, l’IA n’a pas seulement progressé – elle s’est intégrée au quotidien et aux activités des entreprises, démontrant sa capacité à dépasser le statut de simple tendance pour devenir une technologie réellement transformatrice.
Les droits de douane au cœur des préoccupations
9,1M
Les droits de douane ont dominé les discussions en 2025. Les Canadiens ont recherché ce terme plus de 9,1 millions de fois, au moment où les entreprises et les consommateurs tentaient de comprendre l’évolution des dynamiques commerciales. Un enjeu qui fait mal au portefeuille et donne des maux de tête.
De nouveaux sommets historiques
39
Le marché boursier américain a atteint 39 nouveaux sommets records en 2025, porté par de solides bénéfices, l’élan du secteur technologique et l’allègement des pressions liées aux taux d’intérêt. Le marché haussier a persisté.
Trois leçons de placement primordiales pour 2026
Leçon 1 : Les portefeuilles survivent à la politique
Incroyable, mais vrai! L’incertitude politique a été au cœur des préoccupations en 2025. Entre l’investiture du président américain Donald Trump, les annonces répétées de droits de douane, la plus longue paralysie gouvernementale de l’histoire des États-Unis et des élections anticipées ici même au Canada, l’année a été riche en rebondissements politiques. Si vous cherchiez une raison de ne pas investir, les manchettes politiques ont suscité beaucoup d’inquiétude (figure 1).
L’inquiétude suscitée n’a pas arrêté les marchés – ils l’ont tout simplement surmontée. Alors, pourquoi un tel décalage? Les marchés ont souvent tendance à réagir rapidement aux scénarios perçus comme les pires possibles, mais comme nous l’avons vu à maintes reprises en 2025, la réalité correspond rarement au drame des manchettes. Les changements de politiques prennent du temps, sont souvent atténués ou ne se concrétisent tout simplement jamais. Les investisseurs qui ont attendu un signal politique de « feu vert » sont demeurés en retrait pendant que les marchés poursuivaient leur progression. La stratégie la plus payante n’était pas politique – elle consistait à conserver ses placements à long terme et à ne pas laisser les turbulences politiques perturber son portefeuille.
Leçon 2 : Les occasions n’ont pas de frontières
Les marchés canadiens ne sont pas réputés pour attirer l’attention. Ils demeurent souvent discrets, en affichant des résultats sans faire de bruit. Cela ne surprend sans doute personne! Il est facile de négliger ce qui se passe chez nous quand les manchettes ne cessent de diriger l’attention au sud de la frontière. Mais comme nous l’avons appris en 2025, les meilleurs marchés ne sont pas toujours les plus bruyants. Le Canada a livré l’un de ses meilleurs rendements depuis des décennies, nous rappelant que les gains en placements ne nécessitent pas toujours de franchir une frontière – parfois, les meilleurs sont plus proches que l’on croit.
Et ce n’était pas seulement le Canada. Les marchés du monde entier ont affiché de solides gains (voir la figure 2). Les occasions se sont présentées dans différents marchés, et la clé était d’être bien positionné pour en bénéficier. Personne ne sait d’où viendra la prochaine occasion gagnante, mais un portefeuille diversifié à l’échelle mondiale vous permet d’en profiter, peu importe où elle se présente.
Figure 2 : Un monde de possibilités
Si vous aviez placé vos fonds dans les Solutions de portefeuille Scotia , vous auriez profité de la hausse mondiale observée en 2025 – et elles sont conçues pour vous aider à rester en bonne position pour saisir les occasions à venir. Diversification et gestion professionnelle, le tout en une seule solution.
Leçon 3 : La discipline l’emporte sur la prévision
Dès le début de 2025, les économistes annonçaient une récession inévitable. Les raisons s’accumulaient : croissance économique stagnante, conflits géopolitiques croissants, pertes d’emplois, et bulle de l’IA prête à éclater, pour n’en nommer que quelques-unes. Et pourtant, les marchés ont montré leur résilience.
Les prévisions de récession n’ont jamais été aussi abondantes, et la panique jamais aussi forte, qu’à l’occasion du « jour de la libération » en avril. Lorsque l’administration Trump a annoncé des droits de douane massifs, les marchés n’ont pas simplement chuté, ils se sont affaissés. Les États-Unis ont connu leur plus forte baisse sur deux jours depuis la pandémie de COVID-19 en mars 2020, perdant plus de 10 %. On aurait dit que la récession tant attendue était enfin arrivée. Les investisseurs qui surveillaient nerveusement les manchettes ont cru que c’était le signal pour vendre et se retirer. Mais ensuite? Moins d’une semaine plus tard, la situation s’est complètement inversée. Une pause tarifaire a déclenché une hausse de près de 10 % en une seule journée, l’une des reprises de marché les plus rapides et les plus fortes depuis la crise financière de 2008. Les investisseurs qui ont vendu dans la panique pour limiter leurs pertes? Ils ont manqué le rebond.
Figure 3 : L’importance d’une journée
Vous pensez pouvoir le prévoir?
Se lancer dans la prévision d’une récession n’est pas un travail lucratif. En fait, même les professionnels peuvent se tromper. Les économistes plaisantent souvent en disant qu’ils ont prévu « neuf des cinq dernières récessions », faisant référence à leur bilan difficile pour prévoir correctement les récessions.
Essayer de prédire le moment parfait pour entrer sur le marché ou en sortir semble intelligent en théorie. Mais l’année 2025 a montré pourquoi c’est presque impossible à réussir – même la plupart des experts n’y arrivent pas. La stratégie gagnante n’est généralement pas de deviner ce qui vient ensuite, mais plutôt de faire preuve de discipline et de conserver ses placements.
Perspectives pour 2026
Si 2025 nous a appris quelque chose, c’est que les principes de placement judicieux demeurent constants, même lorsque les marchés semblent tout sauf stables. L’incertitude politique a mis notre patience à l’épreuve, les marchés mondiaux ont remis nos hypothèses en question, et la discipline a prouvé qu’elle prime sur la prévision. En envisageant 2026, ces leçons ne sont pas seulement une réflexion sur l’année écoulée – elles tracent la voie à suivre.
- Les portefeuilles survivent à la politique. Ne laissez pas l’instabilité politique compromettre votre plan. Les fondamentaux comptent davantage que la rhétorique, et les effets réels des politiques sont rarement aussi extrêmes que ce que laissent croire les manchettes.
- Les occasions n’ont pas de frontières. La Terre est ronde – si vous n’en regardez qu’un seul côté, vous en manquez la moitié. Un portefeuille diversifié peut vous aider à saisir les meilleures occasions, où qu’elles se présentent.
- La discipline l’emporte sur la prévision. Le temps passé sur le marché compte plus que le bon moment pour y entrer. Conserver ses placements est la meilleure façon de capter la croissance.
L’incertitude est normale, mais la gérer n’a pas besoin d’être accablant. Votre conseiller de la Banque Scotia peut vous aider à revoir votre plan, tester votre stratégie et vous assurer que vous êtes en bonne position pour affronter 2026.
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